De 1789 à 1815


1789-1815 : de la Révolution au Directoire


A la veille de la Révolution, les difficultés liées à la dualité des administrations restaient entières. Les cahiers et doléances de la Noblesse et du Tiers Etat de la Châtellenie de Lille exprimèrent le vœu que les quatre villages faisant déjà territorialement partie de la Châtellenie soient également soumis au ressort de justice de la Flandre.

La Révolution est vécue calmement à Annœullin. Ni la suppression des droits féodaux, ni la vente des biens du clergé n’entraînent de réactions notoires. Annœullin est définitivement attachée au département du nord et au canton de Seclin en 1790 et se voit dotée d’une municipalité.

Le 15 février 1790, le premier maire d’Annœullin est élu : Eugène Ledoux (élu avec 95 voix par un collège électoral de citoyens "actifs" de 106 votants). Il met en route le premier cadastre (1791) et redistribue en portions ménagères les anciennes parts seigneuriales du marais. La constitution civile du clergé entraîne le remplacement du curé, Monseigneur Josse Lepoutre refusant le serment.

En 1792, un arbre de la liberté est planté à Annœullin. Les événements nationaux vont encore une fois rattraper la vie rurale d’Annœullin. La convention proclame la patrie en danger. En septembre 1792, les Autrichiens font le siège de Lille et occupent tous les bourgs environnants y compris Annœullin.

Au temps de la Terreur, de nombreux actes d’incivisme sont constatés par la municipalité du fait de la disette. La célébration clandestine du culte par des prêtres réfractaires est également dénoncée.

Dans l’ensemble, l’état général de la commune est plutôt pauvre et les municipalités semblent avoir eu des difficultés à maintenir la cohésion sociale.

La Garde Nationale des citoyens à Annœullin comprenait sept compagnies. Elle avait essentiellement pour mission la garde au "Pont à dons" et, avec la gendarmerie, la chasse aux insoumis qui semblent avoir été nombreux dans cette zone. Les réquisitions pour les différentes armées et le ravitaillement de Lille où sévissait la disette ne faisaient qu’appauvrir davantage les habitants de la commune.

En termes d’aménagement, Annœullin s’est agrandie grâce à la vente des biens nationaux en direction du marais au-delà des rues du marais (rue Jean Jaurès) et de l’abreuvoir (rue Léon Boistelle). Les bonnes terres du quartier de "la ville" restaient vouées à l’agriculture. La grande ferme de l’abbaye disparut rapidement. Elle n’est plus mentionnée au premier cadastre de 1811. Le moulin de la route de Provin est laissé à l’abandon (démoli en 1881). En 1801, Annœullin comptera 2494 habitants.


1802-1815 : Les guerres napoléoniennes ne font qu’appauvrir davantage la commune

Si globalement, les guerres révolutionnaires et napoléoniennes n’ont coûté la vie qu’à 32 Annœullinois sur les champs de batailles (dont certains à l’autre bout de l’Europe tel Antoine Dal tué devant Moscou le 12 novembre 1812), la période de l’Empire va s’achever péniblement pour Annœullin.

Après Waterloo, la commune va connaître l’occupation par les hussards saxons qui logèrent chez l’habitant de 1815 à 1818. Les terrains entre la Fontinelle et le bois de Carnin leur servaient alors de champs de manœuvres.


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