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Baptist



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Histoire de Baptist
Le XIXème et le XXème siècles ont vu se développer le métier de colporteur dans notre cité.
Nombre de familles annœullinoises ont eu des colporteurs en leur sein. Les marchands d’Annœullin sont vite devenus célèbres partout dans le Nord-Pas-de-Calais et même dans de nombreuses régions françaises.
Longtemps, ils ont été comme les ambassadeurs de notre ville.
Longtemps, ils ont rythmé la vie économique d’Annœullin.
Le mot colporteur n’apparaît pas avant les années 1840 : il est précédé par "revendeur de couvertures".

Petit à petit se dessine ce métier de "travailleur indépendant" non sédentaire pratiqué par de joyeux lurons comme par des personnages sérieux qui ont le goût du voyage, de l’aventure, du contact humain.
Beaux parleurs, ils ne manquent pas de courage lorsqu’à sabots et avec leur brouette, ils partent pour plus d’un mois parfois, au siècle dernier.
Métier qui ne demande pas de gros investissements au départ, trouve un approvisionnement local qui permet de faire vivre parfois de grosses familles. Mais si certains y ont fait "fortune", pour la plupart, il s’agit simplement de survivre au XIXème, de compléter un autre métier (journalier, mineur), voire d’écouler sa propre production (tisserand).
Si la marche à pied, la brouette ont été la première façon de se déplacer, le train puis le vélo et l’automobile ont étendu leur rayon d’action.


Métier pratiqué parfois dès l’âge de 10 ans au XlXème, mais abandonné au profit de la mine dès les années 1860, période d’ouverture de toutes les mines du secteur Annœullin, Meurchin, Carvin, Courrières. La sécurité du salaire, la sédentarisation n’y sont sans doute pas étrangères.
Baptist est le témoin vivant de la tradition du colportage qui a caractérisé longtemps l’image de marque d’Annœullin. Il était bon de se pencher sur son histoire par le biais faussement anodin du rire, de l’humour et de la fête. A travers Baptist, chacun peut y lire un peu de son passé, du passé commun d’Annœullin, de notre mémoire collective.
Les géants sont les éléments les plus spectaculaires des arts et traditions populaires, du folklore régional. Depuis le XVIème siècle, ils président les processions puis les cortèges carnavalesques.
D’officiels, ils sont devenus les composants populaires voire burlesques qui retracent souvent les légendes ou la petite histoire de nos cités. En représentant un travailleur, Baptist s’inscrit dans cette spectaculaire et majestueuse lignée.


La chanson de Baptist
" Baptist "
Le géant Colporteur D’ANNŒULLIN

Air "LA MADELON"
Paroles du Muet de Salomé
TOUS DROITS RÉSERVÉS
Premier Couplet

N’ya point londmin nous avons aurchu unn’lettre

D’un Corpolteur, brave Géant et bon garchon ;
Ch’est Annœullin eul pays qui l’a vu naître,
Et Jean Baptiste, il parait qu’chest sin prénom.
Il va r’venir dins no village,
Pou l’orchevoir un fait d’s’apprêts
Chés filles vont, vir sin bieau visage,
Elles vont tertous courir après.
Un va dire vl’à Batisse,
Le Roi des Colporteurs,
Qui vint combatt’ la crise
Inveuc eus’ bonne humeur.
Deuxième Couplet

Nous nous d’mandons qu’min qu’chest
nous avons pu vivre.

Sans qu’ Jean-Baptiste qui soche aumilieu de nous.
Il in rinconte eud quoi rimplir bin des livres,
Chint mille clients et sin coffre-fort plein d’sous.
Il nous dit q’il ’visite la lune,
Et qu’ y a là ses mileux clients,
Y connot eul’ truc pou faire fortune ;
Y mint, y s’cros et y est content ;
Y print sin verre dins s’main
Et dit mes jeunes garchons,
Buvons à Annœullin et à s’population
REFRAIN

Allons amis fêtons la Renaissance,
Du Colporteur Géant et boute en train,
Bin connu à travers toute la Franoe,
Passant sa vie sur les chemins ;
Par tous les temps unl’vos aveuc sin mètre,
Eus’piéche eud’toile, s’couverte et s’échuie-mains ;
Comme marchand c’hest l’homme le plus honnête ;
Jean-Baptiste, l’colporteur d’Annœullin.
AU REFRAIN ....

Troisième Couplet
La Renommée tout partout al le précède.
De nott pays ch’ est li qui porte le bon renom ,
Y fait l’article d’une manière vraiment célèbre,
Y est fort bin r’chu quand y rinte din chés maisons.
Il moute ses couvertures de laines
Même quand un li délie ch’ cabot,
Y dit nous r’viendrons l’aut’ quinzaine,
Retenter not chance à nouveau,
Il n’est jamais mal pris,
Y n’ se fait point d’ chagrin,
Ch’ n’est point un mal parti
Mais un vrai boute en train.

AU REFRAIN ...

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